Les élèves germanistes du collège Saint-Michel de Liffré ont eu la chance d’être invités au cinéma par l’association de jumelage Wachtendonk Acigné pour voir l’avant-première d’un film allemand sous-titré en français : DAS GEHEIME STOCKWERK (en français : L’étage secret).
Après le film, nos élèves ont pu participer à un échange avec Hans Herth, ancien président de la Fédération des associations franco-allemandes (FAFA) pour l’Europe. Après une carrière de sociologue et de consultant en marketing et stratégie pour les entreprises, Hans Herth se consacre, depuis sa retraite, à l’approfondissement de l’entente et la coopération culturelle, entre la France et l’Allemagne. Pour son engagement et son dévouement, il a d’ailleurs reçu en janvier 2016, la croix de chevalier de l’Ordre du mérite de l’Allemagne. Il n’a de cesse d’œuvrer pour l’amitié franco-allemande. Les élèves du collège ont été très contents de pouvoir échanger avec monsieur Herth.
Que raconte le film ?
C’est l’histoire de Karli (12 ans) qui déménage avec sa famille dans les Alpes, où ses parents réalisent enfin leur rêve d’avoir leur propre hôtel.
Au cours de ses pérégrinations dans l’ancien grand hôtel, à la recherche du réseau Wi-Fi, Karli découvre qu’il peut voyager dans le temps dans un vieux monte-charge et se retrouve en 1938 ! Karli s’y lie d’amitié avec Hannah, la fille d’hôte juive, et Georg, le garçon cireur de chaussures.
Mais Karli n’ose pas raconter à ses amis ce qu’il apprend sur l’année 1938 et pourquoi il est vital qu’Hannah ne retourne pas à Berlin.
Ce film de Norbert Lechner est idéal pour faire aborder aux collégiens le travail sur le passé national-socialiste de l’Allemagne. Mêlant suspens, mystère et action, L’étage secret permet d’aborder la persécution et la déportation des Juifs allemands à hauteur d’enfants avec pudeur, délicatesse et émotion. Le film permet aux élèves de prendre conscience des dangers d’un régime comme celui du régime nazi. Karli, impuissant à changer le cours de l’histoire, réalise toutefois – grâce aux réseaux sociaux- qu’il ne faut pas perdre espoir.
Frau Nathalie Cheikh-Boukal, professeure d’allemand

